Le spitz allemand compte cinq variétés reconnues en France : le Nain (Zwergspitz), le Petit (Kleinspitz), le Moyen (Mittelspitz), le Grand (Großspitz) et le Loup (Keeshond). Elles se distinguent surtout par la taille au garrot et par les robes admises par la FCI, pas par un tempérament radicalement différent. Avant de réserver un chiot, il faut donc demander à l’éleveur à quelle variété appartiennent les parents, quelles robes sont inscrites au LOF et quels tests de santé ont été réalisés.
Quelles sont les cinq variétés de spitz allemand ?
La FCI reconnaît le spitz allemand sous cinq variétés, toutes rattachées à la même race. La différence la plus visible est la taille au garrot, mesurée au-dessus des omoplates, mais chaque variété a aussi ses robes admises et ses particularités.
Le Nain, ou Zwergspitz, est le plus petit. Il mesure environ 18 à 22 cm au garrot et pèse souvent moins de 4 kg. C’est la variété la plus répandue en France, souvent appelée à tort « spitz nain » comme s’il s’agissait d’une race à part.
Le Petit, ou Kleinspitz, mesure environ 23 à 29 cm. Il reste compact, avec une tête de renard et une queue portée enroulée sur le dos.
Le Moyen, ou Mittelspitz, se situe autour de 30 à 38 cm. C’est un chien de taille intermédiaire, encore peu courant dans les élevages français.
Le Grand, ou Großspitz, mesure environ 40 à 50 cm. Il est rare, y compris en Allemagne, son pays d’origine. Trouver un élevage qui le travaille réellement demande de la patience.
Le Loup, ou Keeshond, mesure environ 43 à 55 cm. Sa robe grise avec des marques plus claires autour des yeux et des oreilles le distingue nettement des quatre autres variétés.
Les robes admises varient selon la variété : noir, brun, blanc, orange, gris-loup, noir et feu, ou encore crème. Un chiot dont la robe ne correspond pas au standard de sa variété ne peut pas être confirmé, même s’il est inscrit au LOF à titre provisoire. Pour situer chaque variété et ses robes, un guide dédié aux variétés du spitz allemand permet de comparer les tailles et les couleurs avant de contacter un éleveur.
Que demander à un éleveur de spitz avant de réserver ?
Un éleveur sérieux répond sans détour à des questions précises. Voici celles qui permettent de vérifier la cohérence entre ce qui est annoncé et ce qui est documenté.
La variété exacte des parents. Demandez la variété inscrite sur le pedigree du père et de la mère. Un croisement entre un Nain et un Petit ne donne pas un chiot « Petit » confirmable : la variété se transmet selon des règles de taille, et l’éleveur doit pouvoir expliquer pourquoi le chiot sera rattaché à telle variété.
Les robes des parents et du chiot. La robe doit être admise pour la variété concernée. Demandez une photo des parents et, si possible, du chiot à la naissance. Une robe « rare » annoncée sans document n’est pas un argument vérifiable.
Les tests de santé. Le spitz allemand peut être concerné par des problèmes de rotule (luxation), de trachée, de yeux et, chez le Keeshond, par des troubles cardiaques. Demandez quels examens ont été faits sur les reproducteurs, par quel vétérinaire et à quelle date. Un éleveur qui ne peut pas citer un seul examen doit être écarté.
L’âge de départ du chiot. Un chiot ne doit pas quitter sa mère avant 8 semaines, et souvent 10 à 12 semaines pour un spitz. Demandez la date de naissance et la date de départ prévue. Un départ à 6 semaines est un signal d’alerte.
Le nombre de portées par an. Un élevage qui produit plusieurs portées par mois sur plusieurs races mérite un examen attentif. Demandez combien de portées l’éleveur a eues l’an dernier et combien de chiens adultes vivent sur place.
Le prix et ce qu’il comprend. Les tarifs 2025 pour un spitz allemand LOF se situent entre 1000 et 4000 euros selon la variété, la robe et la lignée. Demandez ce qui est inclus : identification, vaccins, vermifuge, pedigree, assurance temporaire, et ce qui ne l’est pas. Un acompte est normal, mais il doit être encadré par un contrat écrit.
Le contrat de réservation. Demandez à lire le contrat avant de verser quoi que ce soit. Il doit mentionner la variété, la robe, la date de naissance, le prix, l’acompte, les conditions d’annulation et les obligations de l’éleveur.
Comment vérifier la variété sur les documents ?
Le pedigree LOF indique la race et la variété. Pour le spitz allemand, la variété est mentionnée dans le libellé : par exemple « Spitz allemand, variété Nain » ou « Spitz allemand, variété Loup ». Si le document ne mentionne qu’une taille ou un surnom commercial, demandez une précision écrite.
Le certificat de naissance provisoire, remis à l’achat, doit être converti en pedigree définitif après confirmation du chien. La confirmation se fait en général entre 12 et 18 mois, lors d’une séance d’examen morphologique. Un éleveur qui promet un pedigree définitif à la naissance annonce quelque chose d’impossible.
Pour le Großspitz et le Keeshond, la rareté relative complique la vérification. Demandez à voir les parents sur place, ou au minimum une vidéo récente. Un éleveur qui refuse toute visite avant la réservation, ou qui propose de livrer le chiot sur un parking, ne permet pas de vérifier l’origine réelle du chiot.
Quelles questions poser sur la vie quotidienne du chiot ?
Le spitz allemand est un chien de compagnie, vif, aboyeur et attaché à son foyer. Son espérance de vie se situe entre 12 et 16 ans. Avant de réserver, posez des questions concrètes sur le quotidien.
L’éducation. Demandez comment les chiots sont socialisés : bruits, manipulations, autres animaux, enfants. Un chiot élevé dans une pièce isolée sans contact régulier part avec un retard de socialisation.
L’alimentation. Demandez ce que mange la portée et ce que l’éleveur recommande pour les premières semaines. Un changement d’alimentation brutal à l’arrivée provoque souvent des troubles digestifs.
Le toilettage. Le spitz a un sous-poil dense. Demandez à quelle fréquence il faut le brosser et si l’éleveur a déjà habitué le chiot au brossage. Un chiot qui n’a jamais été brossé peut refuser l’exercice pendant des mois.
Les aboiements. Le spitz aboie facilement. Demandez si les parents sont aboyeurs et comment l’éleveur gère ce comportement. C’est une information utile pour anticiper l’éducation en appartement.
Le retour et le suivi. Demandez ce qui se passe si vous ne pouvez plus garder le chien : l’éleveur reprend-il l’animal, à quelles conditions ? Un éleveur qui refuse toute clause de retour écrit ne prend pas ses responsabilités sur la durée de vie du chien.
Ce qui doit faire écarter un élevage
Certains signaux ne demandent pas d’interprétation. Un éleveur qui refuse de montrer la mère, qui ne peut pas citer un seul test de santé, qui vend des chiots de moins de 8 semaines, qui propose un prix sans contrat écrit ou qui exige un paiement intégral avant toute visite doit être écarté.
À l’inverse, un éleveur qui accepte une visite, qui montre les parents, qui fournit les résultats d’examens datés et qui laisse le temps de lire le contrat avant de verser un acompte se comporte de manière normale. Le spitz allemand n’est pas une race rare au point de justifier des conditions d’achat opaques, sauf pour le Großspitz, où la rareté est réelle mais ne dispense pas des mêmes vérifications.
Le prix élevé n’est pas en soi un gage de sérieux, et un prix bas n’est pas forcément une arnaque. Ce qui compte est la cohérence entre le discours, les documents et ce que vous voyez sur place.
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